Adil Douiri meilleur ministre au Sondage Club de L’Economiste-Sunergia

      » Publié le 17/05/2007 à 21:34 GMT par Mourad ABOUSSI     (0/10 - 0 Votes)    Commentaires (0)     Lectures (1123)

 

 

Dans l’ordre, le tiercé gagnant des meilleurs ministres est:
Numéro un: Adil Douiri
Numéro deux: Driss Jettou
Numéro trois: Chakib Benmoussa.
Il faut noter la très forte concentration des réponses: les personnes sondées ont massivement cité Douiri et Jettou. A tous les deux, ils ont 65% des voix! Ce faisant, elles ont fortement sanctionné le reste de l’équipe gouvernementale dont la majorité n’est même pas citée une fois. Il est évident que l’actualité et donc la médiatisation qui s’en suit, sont importantes dans les résultats.
Le ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale remporte haut la main, avec un score de 35%, la «compétition ministérielle» virtuelle, issue du sondage réalisé par le bureau d’études Sunergia pour le compte du Club de L’Economiste. Une victoire sans bavure.
Driss Jettou, lui aussi, s’en sort très bien avec 30% des votes. Dans son cas, il faut noter qu’il a peut-être été défavorisé par la question: «Qui est le ou la meilleur(e) ministre?» sans autre précision. Certains de nos correspondants ont peut-être pensé que le Premier ministre n’était pas dans la compétition. Cependant il ne fallait pas préciser qu’il y était, sous peine de le favoriser grandement par rapport aux autres membres de son équipe.
Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, encaisse les bénéfices de sa bonne gestion sécuritaire. Notons que c’est lui qui en est crédité et pas son ministre délégué, Fouad Ali-Himma, lequel n’est pas cité.
Arrivent ensuite, mais en dessous de 10% (notons qu’en dessous de 10%, il faut prendre les résultats avec prudence), Salaheddine Mezouar (Industrie, Commerce et Mise à niveau) et Toufiq Hjira (Logement et Urbanisme). Ils font 6% des votes. Karim Ghellab qui a eu maille à partir avec de grandes grèves, depuis six mois, arrive néanmoins en 6e position avec un petit 4%, devant Oualalou et Taïeb Fassi-Fihri qui obtiennent chacun 2%. Ahmed Taoufiq (Habous et Affaires islamiques) partage la 9e place avec Mohamed El Gahs, secrétaire d’Etat à la Jeunesse, pour un score de 1%.
Et un point c’est tout. Les autres ministres ne sont pas dans l’esprit de notre échantillon («top of mind»), ou s’ils y sont, alors nos cadres estiment qu’ils ne méritent pas le titre du meilleur ministre!
Si l’on regarde ce classement par appartenance politique, il est évident que la stratégie de rajeunissement réussit très bien à l’Istiqlal, qui place 3 de ces «jeunes» ministres dans les dix premiers. Le vieux parti prend la première, la cinquième et la sixième place.
L’USFP ne s’en tire pas si mal avec deux classés, Oualalou et El Gahs, mais ce que l’on remarque surtout c’est la totale absence de ces poids lourds gouvernementaux: pas de trace des El Yazghi, El Malki ou Bouzoubaâ. Le RNI place un de ses hommes, Mezouar, en 4e position, et les autres partis de la coalition sont absents.

Le Club de L’Economiste

Le Club de L’Economiste est une alliance virtuelle dont le but est de donner plus de proximité entre les lecteurs, les sources et la rédaction de L’Economiste. Pour son démarrage, le Club de L’Economiste a deux activités principales:
- lancer régulièrement des sondages réservés aux contacts de L’Economiste (personnalités et cadres, responsables économique, politique ou social) comme celui d’aujourd’hui sur «Le ou la meilleur(e) ministre»;
- recevoir dans les locaux de L’Economiste, une personnalité du monde politique, économique ou associatif de manière à détailler pour les lecteurs toutes les facettes de son engagement; cette semaine, c’était Fathallah Oualalou qui en était l’invité.
Les activités du Club de L’Economiste sont évidemment appelées à s’élargir, toujours pour servir cet objectif de proximité.

Fiche technique

Le sondage a été fait par téléphone, entre le mardi et le jeudi de la deuxième semaine de mai, et a été confié au bureau d’études Sunergia.
Par tirage au sort dans le fichier des contacts de L’Economiste, soit plus de 2.000 personnes, ont été retenues 285 numéros de téléphone. 110 ne répondaient pas; 20 téléphones étaient «hors zone».
Parmi les correspondants ayant répondu, 2 étaient étrangers et ne souhaitaient donc pas s’exprimer sur le sujet; 12 ont indiqué qu’ils ou elles étaient «trop occupés pour répondre»; 8 ont demandé à ce que leur numéro de téléphone portable ne figure plus sur le fichier; 18% soit 6% ont refusé de répondre à cette question. 115 correspondants ont répondu à la question du Club de L’Economiste. Les enquêteurs de Sunergia ne disposaient que des numéros de téléphone, et pas des noms de leur propriétaire, ce qui rend le sondage parfaitement anonyme, comme nous l’avions indiqué au moment du lancement de l’opération.
Par cette méthode, l’échantillon est parfaitement représentatif des contacts de L’Economiste et l’on peut considérer qu’il reflète le point de vue des cadres et responsables économiques, sociaux et politiques.
Les sondages ont lieu toutes les deux semaines. Ce qui signifie que le même correspondant ne sera pas interrogé plus d’une fois par trimestre, sauf si le sort en décide autrement…

                                                                                          L’Économiste 17-05-07

 

 
   

 

    

 
   

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